Eliphas Lévi
Par Administrateur,
mardi 25 novembre 2003 à 01:20
Dans : Biographies
Fils d’un cordonnier parisien, Alphonse-Louis Constant entra au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, qu’il quitta en 1836 après avoir été ordonné diacre...
Les idées utopistes et humanitaires du temps l’absorbent alors tout entier: il se lie d’amitié en 1838 avec la socialiste Flora Tristan; collabore avec Alphonse Esquiros à une revue qui révèle au public ses dons de dessinateur. Songeant encore parfois à accéder à la prêtrise, il y renonce définitivement à la suite d’un séjour, en 1839-1840, à l’abbaye de Solesmes où il a lu les gnostiques et Mme Guyon. Surveillant au collège de Juilly, où ses supérieurs le maltraitent, il compose, au grand scandale du clergé et des bien-pensants, La Bible de la liberté (1841), qui lui vaut d’être condamné la même année comme révolutionnaire et disciple de Lamennais (la prison dans laquelle il purge sa peine huit mois durant abrite aussi celui-ci); il y lit Swedenborg. En 1843, il illustre des livres d’Alexandre Dumas et raconte, dans La Mère de Dieu, les misères de sa jeunesse. Mais c’est dans Le Livre des larmes (1845) qu’il développe pour la première fois des notions ésotérisantes. On le condamne encore à six mois de prison pour La Voix de la famine (1847), dont il ne fut pourtant pas le véritable auteur; puis, la révolution de 1848 lui donnant plus de liberté, il commence à diriger une revue et un club.
