La Roue de l'Année

Marquant la progression cyclique des saisons, la roue de l'année est aujourd'hui un élément primordial du paganisme moderne. L'image représentant une roue tournant sans fin à travers les quatre saisons, dans un voyage continu de l'ombre vers la lumière, revient toujours d'une manière plus ou moins marquée dans les traditions païennes modernes. Cela varie selon les courants et les lieux, mais la roue de l'année compte généralement huit (parfois quatre) fêtes saisonnières célébrant le caractère cyclique de notre monde.

Étroitement liée à la trajectoire annuelle apparente du soleil et aux cycles de naissance, de mort et de résurrection des divinités, la roue se divise en rayons naturels suivant les lignes que tracent les solstices et les équinoxes. Quatre des fêtes, Ostara, Litha, Mabon et Yule, correspondent ainsi aux quatre moments cardinaux de l'année. Les deux solstices marquent le moment où le soleil atteint son point le plus haut dans le ciel à chaque pôle, ces jours annonçant le début de l'été ou de l'hiver sont donc le plus long et le plus court de l'année. À l'inverse, le soleil est directement au-dessus de l'équateur lors des équinoxes annonciateurs du printemps ou de l'automne, ce qui donne des jours et des nuits d'une longueur presque égale.

Imbolc, Beltaine, Lughnasad et Samhain, les quatre autres fêtes, correspondent aux points intermédiaires entre ces moments clés et sont appelés "jours inter-quartiers". Beaucoup de païens ont tenté de prouver une continuité directe entre le passé et les rituels d'aujourd'hui, pourtant, les sources historiques montrent que le cycle des huit fêtes n'a pas toujours existé sous sa forme actuelle. La façon de célébrer les rituels pouvait varier énormément ; quant à la roue telle que nous la connaissons, elle n'a pas été théorisée par nos ancêtres.

Par exemple, les traditions celtiques auraient privilégié les jours interquartiers, tandis que les Anglo-Saxons honoraient surtout les jours cardinaux. Sous l'influence de Robert Greaves, Gerald Gardner et d'autres penseurs, la roue de l'année et les fêtes associées sont entrées dans les terminologies païennes au milieu du XXᵉ siècle. La manière dont se déroulent les célébrations repose souvent sur des traditions ancestrales. Comme autrefois, on se rassemble en communauté lors de sabbats ou de fêtes pour exprimer sa gratitude et faire des offrandes à la nature, aux divinités ou aux esprits. Les païens solitaires peuvent également célébrer les sabbats s'ils le souhaitent.

Source : Le Guide Essentiel de la Magie Verte (Rituelles hors-série nᵒ 2)

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